Partir, mûrir, écrire

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Sur l’île de Don Det au Laos, tout est au ralenti. Les gens marchent lentement. On regarde la vie venir. Le marchand de glace livre ses blocs en pirogue le matin. C’est le Laos campagnard. L’air est bon. On voit les étoiles la nuit, même la Voie lactée. Il y a plein d’animaux en liberté : des coqs, des cochons, des oies, des canards, des poules avec leurs poussins et de gros buffles noirs, les cornes peignées par en arrière. Ce qui d’ailleurs, leur donne un air très distingué !
En voyage, je vois des gens vivre avec l’essentiel, sans plus. Ce qui m’incite, au retour, à me dégager d’un peu de superflu. Et les idées ont mûri doucement dans ma tête et je suis prête à raconter une nouvelle histoire. L’écriture est certainement la chose la plus intéressante et la plus passionnante que j’ai faite de toute ma vie. Évidemment, il y a la musique, le théâtre, la peinture, mais ils sont un peu comme l’écriture. Vous savez, les arts se recoupent, ils s’entrecroisent. Les mots ont une couleur, une odeur et un rythme.
Sur ce, je vous remercie de m’avoir suivie tout le long de ce voyage d’écriture. Nous avons partagé de bonnes histoires. Un merci particulier à Anne-Marie Fortin et à Communication-Jeunesse.

Au revoir,
Élizabeth

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